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INFORMATION

Le musée ferme ses portes à partir de vendredi 30 octobre, et jusqu'à nouvel ordre. Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux et découvrez les podcasts de l'exposition "Carnavals" à partir de lundi 16 novembre.

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Château de Caen
Musée fermé aujourd'hui
Caserne Lefebvre

La caserne Lefebvre au début du 20e siècle © Murmure

La caserne Lefèbvre

Avant l'installation des bataillons d'infanterie, vers 1875, la garnison du château de Caen, peu nombreuse, servait à la garde, à l'artillerie et aux services de l'administration militaire.

Avec l'organisation progressive du service militaire obligatoire, de grands régiments sont répartis dans les villes de France. Le château de Caen est profondément transformé pour recevoir notamment les centaines d'hommes du prestigieux 36e Régiment d'Infanterie.

Situer le lieu dans le temps :

XIème - XIIème s.
XIIème - XIVème s.
XIVème -
Guerre de Cent Ans
XVIème - XVIIIème s.
XIXème - XXème s.
Depuis 1947

Vidéo :

Au fil de l'histoire :

La caserne

Les bâtiments de la caserne Lefebvre : En 1870, le donjon a déjà disparu suite aux destructions de 1793 et aux aménagements du secteur nord du château pour la construction d'un magasin à poudre (1815). Entre 1876 et 1901, deux grands bâtiments de casernement de quatre étages sont élevés avec leurs annexes autour d’une place d’armes. L’un est construit sur les fossés comblés par les ruines du donjon, l’autre dans le secteur de la Porte des Champs.

La caserne
Les quartiers militaires

La réaffectation des bâtiments anciens : Les anciens bâtiments du château sont affectés aux nouvelles fonctions militaires : le Logis des Gouverneurs devient le bureau des officiers et de l’administration militaire. La Salle de l’Échiquier sert d'entrepôt de matériel roulant et d’écurie ; l’église Saint-Georges est successivement magasin de munitions puis salle d’armes.

Les quartiers militaires
En garnison

Le 36e Régiment d'Infanterie : Dès 1875, deux bataillons du 36e Régiment d’Infanterie – environ 600 hommes – intègrent progressivement le château de Caen. Ils sont rejoints en 1905 par un bataillon du 129e RI. La vie des soldats n’est marquée par aucun engagement avant la Première Guerre mondiale (1914-1918). C’est donc une vie de garnison consacrée à la formation des conscrits, aux manœuvres, aux défilés et aux cérémonies qui animent la ville.

En garnison
Au front

Le monument aux morts : Un des rares vestiges de la période de la caserne est le monument aux morts installé en 1938 dans l’enceinte du château. Il rappelle les 8 388 morts de l’ensemble des régiments rattachés aux garnisons de la ville de Caen. Le monument est l'œuvre de Robert Douin (1891-1944), sculpteur, directeur de L'École des Beaux-Arts et résistant, fusillé avec les otages de la prison de Caen le 6 juin 1944.

Au front
Guerre et Reconstruction

Les bombardements de juin et juillet 1944 ruinent en grande partie les remparts et les bâtiments de la caserne Lefèbvre. Église Saint-Georges, Salle de l’Échiquier et Logis des Gouverneurs sont aussi gravement touchés. Après la bataille, des populations sinistrées, puis des sans-abris, trouveront refuge dans les ruines. Les casernes seront conservées jusqu'en 1959 pour loger les ouvriers de la Reconstruction.

Guerre et Reconstruction