Musée de Normandie

Restauration du métal

PLaque boucle en fer, VIIe s. Manerbe (Calvados). En cours de nettoyage, le décor commence à réapparaître. ©Musée de Normandie - Ville de Caen

 

Dès la Préhistoire, l'homme a utilisé le métal, témoin d'une activité technologique, sociale et économique. L'objet métallique constitue, parmi les découvertes archéologiques, un des matériaux les plus difficiles à conserver.

 

Les objets métalliques sont sensibles à la corrosion, processus spontané et irréversible, qui peut déformer complètement l'objet. A leur mise au jour, ils sont rarement identifiables. Des examens et analyses, comme l'examen visuel à l'œil nu ou sous loupe binoculaire, la radiographie, permettent de faire un diagnostic de l'état d'altération et conduisent à diriger l'intervention.

 

Radiographie

La radiographie fournit une représentation de la constitution interne et de la surface de l'objet. Elle donne des précisions sur son contour, l'étendue de la corrosion avec localisation des zones de fragilité, la présence de différents matériaux comme le bois (manches de couteaux) ou d'autres métaux (décor d'argent ou de laiton), les techniques de mise en forme et d'assemblage.

 

 

Stabilisation de la corrosion

Les métaux enfouis dans la terre pendant des siècles, se sont gorgés de composés chimiques instables. Il faut les éliminer pour empêcher les objets de disparaître et permettre le traitement de restauration. Au laboratoire du musée de Normandie cette élimination s'effectue par des bains chimiques qui durent plusieurs mois.

 

 

Restauration : nettoyage, consolidation, protection

La restauration, qui a pour but de retrouver la forme et la surface d'origine de l'objet pour lui rendre sa lisibilité, consiste en différentes étapes de consolidation des parties fragiles et de nettoyage par abrasion mécanique (scalpel, microtour ou microsableuse).
Le point final du traitement consiste à isoler l'objet par application de vernis ou de cire, pour lui permettre d'être exposé et manipulé.