Musée de Normandie

Jardin des simples

Jardin des simples

Plantes médicinales, utiles et vivrières.

 

Au début du Moyen-Âge, les jardins sont avant tout utilitaires. En 795, une instruction générale de Charlemagne (le Capitulare de Villis) dicte un ensemble de règles comprenant une liste d’une centaine de plantes dont la culture est ordonnée dans les jardins royaux, les abbayes et les monastères.

 

Le document distingue l’organisation des plantations selon trois thématiques :

  • l’Herbularius ou jardin des simples qui regroupe les plantes médicinales, aromatiques et condimentaires,
  • l’Hortus ou potager (non représenté ici), réservé aux légumes,
  • le Viridarium ou verger, où fructifient noyers, pommiers, néfliers…

 

À Caen, dès l’époque de Guillaume le Conquérant (XIe s.), les textes mentionnent la présence de jardins au sein du château. La vigne y était cultivée en plante grimpante.

Aux XVIIe-XVIIIe siècles, le gouverneur, ses officiers, et le curé de la paroisse avaient encore leurs jardins. Les grands arbres n’étaient quant à eux pas tolérés pour des raisons défensives.

Après-guerre, la ville de Caen réaménage un jardin des simples développé dans les années 1970 sur l’emplacement de l’ancien jardin du gouverneur. La tour la plus proche s’appelle d’ailleurs la « tour du jardinier ».

 

Aujourd’hui, ce jardin rénové regroupe une sélection de plus de 90 plantes : des simples, mais également des plantes utiles et vivrières comme les tinctoriales et les céréales, cultivées et consommées au Moyen-Âge.

Il témoigne de la présence permanente des jardins au sein de la forteresse.

 

 

Accès libre aux heures d'ouverture du château.

 

Photo : © Musée de Normandie, Ville de Caen / Photo Philippe Delval