Musée de Normandie

Paysages & paysans

"Ferme à Venoix" (quartier sud de Caen), détail. Christian Skredswig, huile sur toile, 1881. ©Musée de Normandie - Ville de Caen

Les paysages de Normandie, dans leurs contrastes les plus saisissants, Normandie des plaines et Normandie des bocages, ont été façonnés par le travail des hommes qui en ont fait une riche région agricole.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la production de céréales est la principale préoccupation ; la charrue est l'instrument agricole par excellence.

Puis vint l'ère des spécialisations agricoles, à partir de la fin du XVIIIe s. : l'élevage des chevaux et de bovins notamment, s'accompagnant de la promotion de la race bovine, première en France jusque dans les années 1960. Ce mouvement de spécialisation est parti de trois "pays" normands : le Pays de Bray producteur de fromage, le pays d'Auge pour la viande et aussi le fromage, le Bessin producteur de beurre : tous trois profitent de la proximité de Paris et du développement du chemin de fer.

Cette "révolution verte," la transformation de terres arables en vertes prairies stigmatise encore l'image de la Normandie : à l'ombre d'une chaumière en pans de bois paissent des vaches, dans un pré complanté de pommiers … pour la production de cidre et de calvados.

Mais la réalité est plus contrastée, et certaines régions, dont les plateaux du Neubourg, le Pays de Caux et la plaine de Caen sont aujourd'hui d'importants bassins céréaliers et de cultures industrielles.